mardi 25 avril 2017

25 avril 2017

Revue de presse sur l'assurance-emploi


Taxes sur le bois d'œuvre : La CSN demande au gouvernement fédéral une action immédiate
Craignant la multiplication des fermetures de scieries et les mises à pied massives en raison de la hausse des coûts d'exportation, la CSN estime crucial la mise en place de programmes d'aide spécifique aux communautés touchées. « Cela pourrait notamment passer par un accès à des cotisations d'assurance-emploi qui permettraient aux travailleurs affectés de subsister durant leur période de réorientation », ajoute Jacques Létourneau.
http://www.newswire.ca/fr/news-releases/taxes-sur-le-bois-duvre--la-csn-demande-au-gouvernement-federal-une-action-immediate-620326523.html

De l'aide de Québec pour les travailleurs d'usines de crevettes?
De nombreux travailleurs se sentent pris en otage dans ce conflit. Ils doivent travailler parce que les semaines d'assurance-emploi se termineront se termineront bientôt.

mercredi 12 avril 2017

12 avril 2017

La croissance récente des emplois cache quelque chose de particuliers: en fait, les emplois salariés disparaissent au profit de l’économie de la pige.


samedi 8 avril 2017

7 avril 2017

La Presse +, 7 avril 2017

OPINION TRAVAILLEURS SAISONNIERS
Claire est dans le trou


Il faut prévoir une assurance emploi adéquate en dehors des notions territoriales et statistiques

ERIKA SOUCY
ÉCRIVAINE ORIGINAIRE DE PORTNEUF-SUR-MER

Ma cousine Claire a 36 ans, elle habite Forestville et, toute sa vie, elle a été sur l’aide sociale.

Claire est mère de deux ados et elle n’a jamais eu de raison socialement acceptable pour ne pas travailler : pas de maladie connue, pas de dépression diagnostiquée…

Claire était le genre de BS qui n’a pas l’opinion publique de son bord : une grosse assise sur son steak qui passe la journée devant ses programmes et conte les punchs sur Facebook. Au printemps dernier, Claire a décidé de se prendre en main. Elle s’est mise à bouger, à mieux manger et elle s’est mise à la recherche d’un emploi. Ils l’ont engagé au Centre Sylvicole et toute la famille était fière d’elle. Claire a fait son premier été en tant que sylvicultrice et rapidement ses patrons ont vu son potentiel. Claire s’est révélée efficace, enjouée et mauditement travaillante. Ils lui ont parlé d’avancement, parce que des perles comme elle, il paraît que ça ne court pas les rues. Claire a adoré sa saison « pour l’ambiance, les collègues (surtout des femmes), le plein air pis l’endurance que ça développe ; c’est valorisant ».

Pour Claire et pour une majorité de travailleurs saisonniers, c’est valorisant de trimer fort ; de faire des journées de neuf à douze heures.

« Tu te couches brûlée le soir, mais t’as l’impression d’avoir servi à quelque chose, d’avoir fait rouler l’économie locale. » C’est ce que croit Line Sirois, coordonnatrice d’Action Chômage Haute-Côte-Nord. Quand on demande à Line Sirois pourquoi les gens acceptent de faire des journées longues et éreintantes pour un salaire entre 14 et 16 piastres de l’heure, elle répond qu’il y a des gens attachés à leur région qui souhaitent travailler proche de chez eux et qui retirent une grande fierté à faire rouler l’industrie locale, une industrie qui, je ne vous l’apprends pas, est saisonnière.

Ils vivent des pêcheries, du replantage, du débroussaillage, du tourisme et ils sont 16 000 un peu partout au Canada à faire face, en ce moment même, au trou noir.

C’EST QUOI ÇA, LE TROU NOIR ?
Le clin d’œil au terme d’astrophysique n’est pas banal. Le trou noir est la période creuse pendant laquelle les travailleurs ont épuisé leurs prestations d’assurance-chômage et se retrouvent sans revenu jusqu’à ce que la saison recommence. Sans revenus comme dans : « On espère avoir un gros retour d’impôt cette année, on va loader la carte de crédit si on est encore solvable, pis sinon… Il nous restera l’aide sociale. »

Oui, parce que deux semaines sans revenu, c’est encore viable… Mais certaines personnes, résidant pour la plupart dans le secteur 1 de la région économique de l’assurance emploi du Bas-Saint-Laurent–Côte-Nord (principalement les citoyens du territoire allant de Manicouagan jusqu’à Charlevoix), assument cette année un trou noir de 12 à 14 semaines.

Nul besoin de vous raconter l’angoisse que ressentent ces travailleurs. Pour Julien Lavoie, un débroussailleur de La Malbaie, c’est ce qui est le plus dur. « On vient qu’on dort pu, ça prend toute la place dans notre tête. » Pour Marlène Thiffault, c’est la même chose. « Si j’avais de l’ouvrage, je travaillerais tout le temps ! Mais y’en a pas de job, à Forestville. »

Parce que les usines ferment, parce que les jeunes s’en vont, parce que les entrepreneurs sont à bout de souffle et de ressources pour former la main-d’œuvre toujours nouvelle étant donné que la moitié de leurs employés sont partis pour la ville, là où l’emploi est stable. Là où c’est plus simple.

Ce que revendique Action Chômage et les travailleurs saisonniers est clair : il faut reconnaître l’industrie saisonnière comme une industrie noble, avec ses besoins particuliers.

Il faut prévoir une assurance-chômage adéquate en dehors des notions territoriales et statistiques. Si on veut que les territoires de l’Est renaissent, si on souhaite les voir se développer en dehors de l’exploitation des ressources au profit des multinationales, il faut offrir aux citoyens un niveau de vie décent, favoriser leur santé et peut-être ainsi leur leadership !
Je vous ai dit que ma cousine Claire a deux adolescents. En ce qui la concerne, l’aide sociale ce ne sera pas pour cette année. Son statut de mère chef de famille monoparentale lui permettra de toucher un bon remboursement d’impôt pour se rendre jusqu’en mai. Elle reste nerveuse face aux imprévus, mais elle essaie de ne pas trop le montrer.

Parce que c’est aussi pour elle une manière de préparer la génération future : si ses enfants la voient heureuse, si elle ne mange pas trop ses bas pour payer ses factures, ils auront peut-être moins envie de foutre leur camp en ville quand ils pourront choisir ; la vie en région sera peut-être moins synonyme de pauvreté et d’errance. Elle essaie de leur dire qu’il peut faire bon vivre chez eux, au gré des saisons.

Source: http://plus.lapresse.ca/screens/f65b9d39-c122-439b-bbdc-4dda1e235ff6%7C_0.html

mercredi 29 mars 2017

29 mars 2017

BUDGET FÉDÉRAL 2017 : « LES RÉGIONS NE SONT PAS UNE PRIORITÉ DU GOUVERNEMENT TRUDEAU » DÉCLARE LA DÉPUTÉE SANSOUCY

Alors que les libéraux avaient promis de s’occuper davantage des régions, on constate qu’une fois de plus le budget fédéral ne comporte aucune mesure pour faire prospérer notre économie régionale.

« Les attentes étaient élevées alors que les libéraux avaient fait de bien belles promesses aux familles, aux agriculteurs, aux PME et aux jeunes.  Alors que le niveau d’endettement est à son plus haut la députée Sansoucy déplore le fait que ce budget n’apporte rien de concret pour tous ces gens et n’aide pas non plus à bâtir une économie forte qui profite à tout le monde, pas seulement aux privilégiés et aux amis du pouvoir» constate la députée.

 QUELQUES MESURES INTÉRESSANTES
 La députée accueille d’abord favorablement les nouveaux investissements en logements sociaux et espère qu’une part importante des sommes prévus sera investie dans la région, où les besoins sont marqués. Mais malheureusement 90% des investissements promis sont prévus après 2019 et 50% après 2024.

 La députée accueille aussi favorablement les mesures prévues dans le budget pour offrir un service novateur d’accès à Internet. La députée Sansoucy s’est donné comme mandat d’amener la fibre optique dans l’ensemble de la circonscription – rappelons que cette volonté est une volonté concertée de tous les acteurs de sa circonscription. Par contre la députée Sansoucy rappelle que les montants prévus pour l’ensemble du pays sont fort minimes alors que les besoins sont grands. La députée souligne d’ailleurs qu’elle travaille en partenariat avec Cooptel et l’ensemble des acteurs à un projet novateur pour la circonscription visant à combler le fossé numérique.

 La députée Sansoucy, porte-parole en matière d’emploi et développement de la main d’œuvre accueille également les nouvelles mesures d’améliorations à l’assurance-emploi. Par contre elle déplore le fait qu'il n'y ait rien pour permettre à plus de travailleurs de toucher à ces nouvelles prestations annoncées. « Il y a beaucoup de belles paroles, mais quand on regarde concrètement l'impact pour les gens de chez nous, je ne le vois pas. Je suis quand même déçue de  «ces nouvelles améliorations qui sont très loin de constituer un progrès assez significatif pour dire que la lutte vers un régime d’assurance-emploi équitable est terminée. Je vais continuer de travailler fort afin de forcer le gouvernement à aller plus loin sur cet enjeu. » a déclaré la députée.

Rappelons qu’actuellement, il y a près de 1,3 million de Canadiens sans emploi, mais six chômeurs canadiens sur dix n’ont pas accès aux prestations de l’assurance-emploi pour les aider à subvenir à leurs besoins. Le gouvernement n’a fait aucun investissement pour améliorer l’accès aux prestations d’assurance-emploi pour ceux qui en ont le plus besoin.

 DOSSIERS RÉGIONAUX
 Les grands oubliés : l’agriculture et les PME

Producteurs laitiers : Malgré la promesse faite par le gouvernement en novembre 2016 d’investir 350 millions de dollars pour aider les producteurs laitiers à faire face aux répercussions de l’entente commerciale entre le Canada et l’Union européenne (AECG), il n’y a rien dans ce budget qui permet de tenir cette promesse. La députée Sansoucy rappelle que « les libéraux avaient promis une subvention en innovation pour les producteurs laitiers de chez nous pour faire face à l'arrivée des fromages européens. Bien qu'elle soit insuffisante face aux pertes prévues, elle n'est pas dans le budget». Encore une fois ce gouvernement laisse tomber les producteurs de chez nous.

PME : « La promesse des libéraux de baisser le taux d’imposition des PME de 11% à 9% n’a toujours pas été respectée». De plus, le refus du gouvernement de changer le régime de transfert des entreprises familiales le mois dernier n’est pas compensé dans le budget par d’autres mesures fiscales qui auraient favorisé davantage les petites et moyennes entreprises. « J’aurais souhaité voir réduire le taux d’imposition des PME, on le sait, nos PME représentent un des moteurs fiables de notre économie et elles innovent sans cesse».

Malheureusement, pour la députée Sansoucy le budget libéral ne contient rien pour appuyer certains secteurs cruciaux. Quand on se met à lire les détails de ce budget on constate rapidement que la plupart des  investissements promis dans le budget de 2017 sont repoussés à après les prochaines élections en 2019. Il faudra donc attendre fort longtemps avant de voir se concrétiser les promesses contenues dans ce budget – si jamais celles-ci  se concrétisent. 

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Mélisa Ferreira, Adjointe de Brigitte Sansoucy , (TEL) 450-771-2618 // CELL: 613-292-1894