mercredi 17 mai 2017

17 mai 2017

Revue de presse sur l'assurance-emploi

Le Devoir - BOIS D’OEUVRE - Le régime québécois est méconnu, estiment les maires
Ottawa n’a pas encore dévoilé de plan d’aide spécifique, mais CBC News a affirmé que le conseil des ministres devait se pencher sur la question mardi. Ce plan, que le réseau chiffre à près d’un milliard, pourrait inclure des mesures en matière d’assurance-emploi et pour stimuler l’innovation.
http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/498930/bois-d-oeuvre-les-maires-en-mission-a-washington

TVA - Rapport du vérificateur général  POPULAIRE - Le fédéral ferme les yeux sur le recours aux travailleurs étrangers
Le gouvernement fédéral reste aveugle aux abus d’employeurs qui font appel à des travailleurs étrangers au lieu d’embaucher des Canadiens compétents qui sont sur l’assurance-emploi.

mercredi 3 mai 2017

3 mai 2017

Revue de presse sur l'assurance-emploi

Radio-Canada - Impasse prix de la crevette : La CSN demande l'intervention de Québec
La pêche à la crevette devait normalement débuter il y a un mois. De nombreux travailleurs d'usine ont épuisé leurs prestations d'assurance-emploi et se retrouvent sans revenu. D'autres seront dans la même situation bientôt, indique leur syndicat, qui demande l'intervention de Québec pour aider à dénouer l’impasse.

mardi 2 mai 2017

2 mai 2017

Revue de presse sur l'assurance-emploi

Le Pharillon - Manifestation pour de meilleures conditions de travail
« D'ici trois semaines, des travailleurs vont terminer leur assurance-emploi et vont tomber dans le fameux trou noir. C'est le temps de régler ça. Chaque année c'est toujours le même débat qui revient. Un moment donné, va falloir trouver une solution à long terme pour que les familles arrêtent de vivre dans l'incertitude. Je laisse les pêcheurs et les usines négocier le prix, en autant qu'ils s'entendent et qu'en bout de ligne les travailleurs travaillent. Je demande d'ailleurs à ce sujet l'intervention rapide de Mme [Diane] Lebouthillier », conclut Jacques Mimeault.

mardi 25 avril 2017

25 avril 2017

Revue de presse sur l'assurance-emploi


Taxes sur le bois d'œuvre : La CSN demande au gouvernement fédéral une action immédiate
Craignant la multiplication des fermetures de scieries et les mises à pied massives en raison de la hausse des coûts d'exportation, la CSN estime crucial la mise en place de programmes d'aide spécifique aux communautés touchées. « Cela pourrait notamment passer par un accès à des cotisations d'assurance-emploi qui permettraient aux travailleurs affectés de subsister durant leur période de réorientation », ajoute Jacques Létourneau.
http://www.newswire.ca/fr/news-releases/taxes-sur-le-bois-duvre--la-csn-demande-au-gouvernement-federal-une-action-immediate-620326523.html

De l'aide de Québec pour les travailleurs d'usines de crevettes?
De nombreux travailleurs se sentent pris en otage dans ce conflit. Ils doivent travailler parce que les semaines d'assurance-emploi se termineront se termineront bientôt.

mercredi 12 avril 2017

12 avril 2017

La croissance récente des emplois cache quelque chose de particuliers: en fait, les emplois salariés disparaissent au profit de l’économie de la pige.


samedi 8 avril 2017

7 avril 2017

La Presse +, 7 avril 2017

OPINION TRAVAILLEURS SAISONNIERS
Claire est dans le trou


Il faut prévoir une assurance emploi adéquate en dehors des notions territoriales et statistiques

ERIKA SOUCY
ÉCRIVAINE ORIGINAIRE DE PORTNEUF-SUR-MER

Ma cousine Claire a 36 ans, elle habite Forestville et, toute sa vie, elle a été sur l’aide sociale.

Claire est mère de deux ados et elle n’a jamais eu de raison socialement acceptable pour ne pas travailler : pas de maladie connue, pas de dépression diagnostiquée…

Claire était le genre de BS qui n’a pas l’opinion publique de son bord : une grosse assise sur son steak qui passe la journée devant ses programmes et conte les punchs sur Facebook. Au printemps dernier, Claire a décidé de se prendre en main. Elle s’est mise à bouger, à mieux manger et elle s’est mise à la recherche d’un emploi. Ils l’ont engagé au Centre Sylvicole et toute la famille était fière d’elle. Claire a fait son premier été en tant que sylvicultrice et rapidement ses patrons ont vu son potentiel. Claire s’est révélée efficace, enjouée et mauditement travaillante. Ils lui ont parlé d’avancement, parce que des perles comme elle, il paraît que ça ne court pas les rues. Claire a adoré sa saison « pour l’ambiance, les collègues (surtout des femmes), le plein air pis l’endurance que ça développe ; c’est valorisant ».

Pour Claire et pour une majorité de travailleurs saisonniers, c’est valorisant de trimer fort ; de faire des journées de neuf à douze heures.

« Tu te couches brûlée le soir, mais t’as l’impression d’avoir servi à quelque chose, d’avoir fait rouler l’économie locale. » C’est ce que croit Line Sirois, coordonnatrice d’Action Chômage Haute-Côte-Nord. Quand on demande à Line Sirois pourquoi les gens acceptent de faire des journées longues et éreintantes pour un salaire entre 14 et 16 piastres de l’heure, elle répond qu’il y a des gens attachés à leur région qui souhaitent travailler proche de chez eux et qui retirent une grande fierté à faire rouler l’industrie locale, une industrie qui, je ne vous l’apprends pas, est saisonnière.

Ils vivent des pêcheries, du replantage, du débroussaillage, du tourisme et ils sont 16 000 un peu partout au Canada à faire face, en ce moment même, au trou noir.

C’EST QUOI ÇA, LE TROU NOIR ?
Le clin d’œil au terme d’astrophysique n’est pas banal. Le trou noir est la période creuse pendant laquelle les travailleurs ont épuisé leurs prestations d’assurance-chômage et se retrouvent sans revenu jusqu’à ce que la saison recommence. Sans revenus comme dans : « On espère avoir un gros retour d’impôt cette année, on va loader la carte de crédit si on est encore solvable, pis sinon… Il nous restera l’aide sociale. »

Oui, parce que deux semaines sans revenu, c’est encore viable… Mais certaines personnes, résidant pour la plupart dans le secteur 1 de la région économique de l’assurance emploi du Bas-Saint-Laurent–Côte-Nord (principalement les citoyens du territoire allant de Manicouagan jusqu’à Charlevoix), assument cette année un trou noir de 12 à 14 semaines.

Nul besoin de vous raconter l’angoisse que ressentent ces travailleurs. Pour Julien Lavoie, un débroussailleur de La Malbaie, c’est ce qui est le plus dur. « On vient qu’on dort pu, ça prend toute la place dans notre tête. » Pour Marlène Thiffault, c’est la même chose. « Si j’avais de l’ouvrage, je travaillerais tout le temps ! Mais y’en a pas de job, à Forestville. »

Parce que les usines ferment, parce que les jeunes s’en vont, parce que les entrepreneurs sont à bout de souffle et de ressources pour former la main-d’œuvre toujours nouvelle étant donné que la moitié de leurs employés sont partis pour la ville, là où l’emploi est stable. Là où c’est plus simple.

Ce que revendique Action Chômage et les travailleurs saisonniers est clair : il faut reconnaître l’industrie saisonnière comme une industrie noble, avec ses besoins particuliers.

Il faut prévoir une assurance-chômage adéquate en dehors des notions territoriales et statistiques. Si on veut que les territoires de l’Est renaissent, si on souhaite les voir se développer en dehors de l’exploitation des ressources au profit des multinationales, il faut offrir aux citoyens un niveau de vie décent, favoriser leur santé et peut-être ainsi leur leadership !
Je vous ai dit que ma cousine Claire a deux adolescents. En ce qui la concerne, l’aide sociale ce ne sera pas pour cette année. Son statut de mère chef de famille monoparentale lui permettra de toucher un bon remboursement d’impôt pour se rendre jusqu’en mai. Elle reste nerveuse face aux imprévus, mais elle essaie de ne pas trop le montrer.

Parce que c’est aussi pour elle une manière de préparer la génération future : si ses enfants la voient heureuse, si elle ne mange pas trop ses bas pour payer ses factures, ils auront peut-être moins envie de foutre leur camp en ville quand ils pourront choisir ; la vie en région sera peut-être moins synonyme de pauvreté et d’errance. Elle essaie de leur dire qu’il peut faire bon vivre chez eux, au gré des saisons.

Source: http://plus.lapresse.ca/screens/f65b9d39-c122-439b-bbdc-4dda1e235ff6%7C_0.html